Matériaux biosourcés : une alternative durable sous conditions

Le 06/03/2025 à 13:50  

Issus de matières naturelles comme le bois, le lin ou les algues, les produits biosourcés s’imposent comme une alternative prometteuse aux ressources fossiles. Présents dans des secteurs variés, de la construction au textile, ils contribuent à une économie plus respectueuse de l’environnement, à condition d’être développés de manière responsable. Dans ce contexte, l’Ademe publie un avis détaillé sur ces matériaux innovants, soulignant les enjeux et défis de cette révolution "verte".

En pleine expansion, les produits biosourcés s’imposent comme une solution clé pour décarboner l’économie et renforcer la souveraineté nationale. Grâce à son vaste territoire agricole et forestier, la France dispose d’un atout majeur pour valoriser la biomasse locale, réduire sa dépendance aux importations et dynamiser des filières innovantes.

En remplaçant des matières non renouvelables comme le pétrole ou les métaux, ces matériaux participent activement à la transition écologique. Leur usage dans des secteurs comme la construction permet non seulement de réduire les émissions de GES, mais aussi de stocker le carbone durablement. De plus, ils favorisent des alternatives moins toxiques, par exemple avec des colles sans formaldéhyde ou des matériaux limitant la pollution plastique.

Si les produits biosourcés apparaissent comme une solution écologique aux ressources fossiles, leur bénéfice environnemental n’est pas systématique et repose sur plusieurs facteurs clés, selon le rapport de l'Ademe. Par exemple, l’approvisionnement en biomasse, bien que renouvelable, doit être géré durablement afin de préserver les écosystèmes et leurs services essentiels. Une diversification des sources et une gestion optimisée sont nécessaires pour assurer une production pérenne face aux défis du changement climatique.

Le processus de fabrication joue également un rôle central. Optimiser la transformation de la biomasse en valorisant ses co-produits et sous-produits permet de limiter le gaspillage et d’améliorer la compétitivité des filières. L’intégration du concept de bioraffinerie, qui exploite chaque ressource au maximum, incarne cette démarche vertueuse.

De plus, l’usage des produits biosourcés doit être réfléchi : leur adoption est particulièrement pertinente pour les applications à longue durée de vie, où le stockage du carbone est maximisé. Enfin, une communication transparente est essentielle pour éviter les confusions et le greenwashing. L’Ademe souligne l’importance d’indiquer précisément la teneur en matière biosourcée et d’éviter les appellations trompeuses, comme le terme "bioplastique", qui peut prêter à confusion sur la biodégradabilité réelle du produit.

Pour plus d'informations et consulter l'Avis de l'Ademe "Les produits biosourcés", rendez-vous ici.

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