Les mesures de la feuille de route 2013 issue de la Conférence environnementale 2013 proviennent des travaux préparatoires avec les parties prenantes et des débats menés au sein des 5 tables rondes, chacune présidée par plusieurs ministres, assistés d’un facilitateur :
Table ronde n°1, présidée par Arnaud Montebourg, Philippe Martin et Benoît Hamon : "Economie circulaire". Facilitateur : Serge Orru.
Table ronde n°2, présidée par Cécile Duflot, Michel Sapin et Geneviève Fioraso : "Emploi et transition écologique". Facilitatrice : Elisabeth Laville.
Table ronde n°3, présidée Stéphane Le Foll et Pascal Canfin : "Politique de l’eau". Facilitateur : Géraud Guibert.
Table ronde n°4, présidée par Victorin Lurel et Frédéric Cuvillier: "Biodiversité marine, mer et océans". Facilitatrice : Françoise Gaill.
Table ronde n°5, présidée par Vincent Peillon, Valérie Fourneyron et George Pau- Langevin : "Education à l’environnement et au développement durable". Facilitatrice : Bettina Laville.
Concernant plus précisément les déchets et l'économie circulaire, voici les priorités, objectifs à atteindre et méthodes proposées :
En premier lieu : définir une stratégie d’utilisation des ressources et des objectifs de long terme et un plan "déchets 2014-2020". Pour ce faire, une "conférence de mise en œuvre" réunira cet automne dans la continuité de la table ronde les acteurs de l’économie circulaire.
2ème axe : changer les modes de consommation et de production, de distribution et de logistique, vers une économie plus efficace dans l’utilisation des ressources. 3 idées sont mises en avant : favoriser l’éco-conception des produits pour augmenter leur durabilité, leur réutilisation et leur réparabilité ainsi que leur recyclage ; lutter contre les pratiques d’obsolescence programmée et mettre en œuvre concrètement les nouveaux droits du consommateur ; renforcer le pilotage, la gouvernance et la mobilisation des filières REP (Responsabilité Elargie du Producteur) par la puissance publique au service de la transition vers une économie circulaire.
3ème mesure : impulser une nouvelle politique industrielle permettant de concrétiser l’économie circulaire, grâce à l’amélioration de l’efficacité du geste de tri, et la recherche d’innovations technologiques sur les produits, les process, et les matériaux. Pour cela, il convient de : créer le cadre favorable à l’amélioration du tri, par les citoyens comme par les entreprises ; accompagner entreprises et collectivités locales dans cette transition par des outils financiers et réglementaires ; lutter contre les trafics illégaux.
4ème et dernier axe mis en avant : décliner l’économie circulaire comme un projet de territoires, notamment en accroissant la connaissance des flux de déchets et de matières, des coûts et financements associés à leur gestion, tout en simplifiant et facilitant l’accès à l’information correspondante, y compris pour le citoyen. D'autres idées en la matière ont également été listées, comme : mettre en place les outils d’incitation financière à la réinjection des déchets dans le cycle économique, sans accroître les charges globales pour les acteurs ; développer l’Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT) dans les territoires ; conserver les ressources sur le territoire, notamment les plus stratégiques.
Pour plus d'informations et consulter l'intégralité de la deuxième feuille de route pour la transition écologique, rendez-vous ici.